RDC: Alerte sur le sort d’une policière tutsie détenue par les Wazalendo à Baraka
Une policière de la Police Nationale Congolaise (PNC), nommée Espérance Nabikiza, est actuellement en danger de mort. Après avoir fui Uvira comme de nombreux agents de l’État sous le régime Tshisekedi, elle a été capturée par les miliciens Wazalendo. Soumise à des actes de torture, elle est aujourd’hui détenue à Baraka, sous la menace imminente d’une exécution extrajudiciaire.

Espérance Nabikiza
Ce cas tragique illustre une réalité alarmante : des policiers et militaires tutsis, pourtant au service du gouvernement de la RDC, sont systématiquement pris pour cibles. Il s’agit d’une discrimination et d’une injustice flagrantes fondées sur l’appartenance ethnique, perpétrées contre la communauté tutsie dans un silence assourdissant de la communauté internationale.
Face à cette situation, l’inaction des instances internationales est incompréhensible. Qu’attendent le Conseil des droits de l’homme des Nations Unies (UN HRC) et le Bureau du Conseiller spécial pour la prévention du génocide (UNOSAPG) pour agir contre ces crimes documentés ? Quels éléments manquent encore pour que les responsables de ces exactions soient traduits devant la Cour Pénale Internationale (CPI) ?
Les discours de haine, alimentés par les déclarations de personnalités comme Sylvain Ekenge et entretenus au plus haut sommet de l’État, laissent présager une issue sombre. Les FARDC et les milices Wazalendo semblent agir sans aucune conscience morale, ciblant même ceux qui ont loyalement servi le pays. Le simple fait d’être rwandophone, et plus spécifiquement tutsi, est devenu un “crime” aux yeux des bourreaux, entraînant un étiquetage systématique comme membre de l’AFC/M23.
Il est impératif que cette spirale de violence et de haine ethnique, qui porte les prémices d’un génocide, soit stoppée. L’aspiration profonde demeure celle d’un changement radical où chaque citoyen pourra vivre librement et en sécurité dans son pays, sans crainte de discrimination. L’urgence est là : il faut mettre fin à ces tueries avant qu’il ne soit trop tard.
Amani Ntakandi – Amahoronews.com
